mercredi 13 mars 2013

En fait, je viens de me rendre compte que mon compte est en allemand

Moriarty en concert ou comment la musique s'est encore plus encrée dans mes veines. C'était fou, dingue, je m'attendais à quelque chose de bien mais je ne m'attendais pas à quelque chose de bouleversant. Des français, beaucoup de français là bas. Encore plus que nul part ailleurs. Il y deux jours j'ai appris que Moriarty était en fait un groupe français. C'est dingue je ne m'y attendais pas.
Bref c'était bien, vraiment bien, et c'est tout ce qu'il faut savoir.
Aujourd'hui je suis à Sydney et en me levant je me suis rendue compte qu'il faisait gris dehors. J'ai donc décidé de partir avec mon appareil photo arpenter les rues.
J'ai loupé pleins d'occasions, de moments. Je suis peureuse, peureuse des gens.
À chaque fois, je croise leur regard et mon appareil photo ne peut pas se tendre vers eux car j'ignore leur réaction.
Il faut être sacrément courageux pour oser tendre son appareil vers un regard inconnu. Après je me suis mis à la place de ces gens, que parfois j'ai envie de photographier. Je me suis dis que si un jour, j’apercevais quelqu'un me prendre en photo, j'ignore ma réaction mais je pense que je serais très surprise, mais surtout je me demanderais : pourquoi ?
Aujourd'hui je me suis rendue compte que les portraitistes de rue sont des gens très doués. Même si je le savais déjà au fond de moi .
J'ai acheté un nouveau carnet car je n'arrivais plus à écrire dans le précédent et j'en ai d'ailleurs écrit que la moitié en plus de cinq mois. Je trouve ça hallucinant. Parfois, à la maison, rien ne se passe et je réussi parfois à écrire un carnet entier par mois ou par été quand je suis en corse :).
INSPIRATION retirée. La cause ? Le soleil.
J'ai besoin de froid, de palpitations plus fortes que jamais, de tout ça. J'ai besoin de jours gris, de jours de pluie.
C'est pour ça, et c'est la raison principale pour la laquelle je ne pourrais jamais vivre en Australie. J'aime ce pays, j'y ai vécu des choses géniales, j'y ai appris plus que n'importe quand. Cependant, c'est un pays ou le bonheur est trop présent. Comment font les artistes ici ? Ils habitent tous à Melbourne, c'est aussi simple que ça. Melbourne, j'ai pas aimé cette ville au début. Peut-être que si un jour j'y retourne, en allant autre part, je m'y attacherais, je ne sais pas encore.
Ce n'est pas du tout un article dépressif, c'est simplement pour constater que mon inspiration vient du mauvais temps.
Ici, j'aurais pu dire des choses par centaine, simplement c'était trop compliqué car à chaque fois que je me retrouvais devant ma page, c'était une page blanche, vide de sens, rien n'étais concret.
Quelle journée ! Dingue.

lundi 11 mars 2013

C'est aussi simple que ça :
Je sais que je me dois d'écrire ici. Mais le truc c'est qu'il y a tellement d'autres endroits ou je dois aussi écrire que du coup je suis un peu perdue. Je ne sais pas ou je vous ai laissé la dernière fois,  c'était peut-être à Byron Bay. Bref, entre temps j'ai passé une semaine chez Clémence, une amie de lycée. Elle est fille au pair à Townsville et du coup c'est comme ça que j'ai pu être hébergée gratuitement. Bon, sincèrement, Townsville ce n'est pas la plus ouf de tous les temps mais ça m'a permis de me reposer un peu. Du coup, ça m'a aussi permis de me rendre compte que quand je suis posée dans un appart, je peux assez vite m'ennuyer. Enfin je veux dire, on a fait plein de trucs avec Clem mais en une semaine l'ambiance des auberges me manquait déjà. En fait, être en auberge de jeunesse c'est comme avoir pleins d'amis pour une journée. C'est juste énorme. Au début, tu es un peu sceptique sur le sujet et tu sais pas trop quoi penser sur les les sujets comme : et l'intimité dans tout ça ? Est ce qu'on va me voler mes affaires, dois-je mettre un cadenas ?
Et puis ensuite tu te rends compte que ces gens sont comme toi. Et du coup, c'est cool !
C'est dingue, je pensais sincèrement que j'allais pas m'y faire mais en vrai je préfère quand il y a 10 personnes dans ma chambre plutôt que quatre. La nuit c'est une autre histoire, car tout le monde rentre à des heures différentes. Mais l'ambiance est toujours assurée dans une grande chambre.
Du coup, je me suis dis qu'à Annecy ça allait me faire un choc d'être toute seule au début. Bien sur vous voyez vos amis etc.. mais justement, c'est vos amis. C'est pas un campement dans une chambre avec toute une colonie d'amis. C'est votre chambre, et c'est la merde. Je vais pas m'y faire, je le sais déjà. Bah ils sont ou mes copains ? Il est ou le japonais qui m'apprend à dire merde ? ( au passage, ça se dit KSO :) ), Il est ou l'anglais taré, la fille avec trop de maquillage, le gars qui rentre toujours bourré ( en général c'est moi mais bon j'essaye de pas trop divulguer l'information. ok c'est trop tard... )( je rigole), les filles qui passent dix heures sous la douche, il y a une queue pas possible, le gars discret qui ne parle pas, le musicien, le garçon qui fait des pompes en plein milieu de la chambre, la fille gentille et toute attentionnée et une autre qui s'en fou et qui allume la lumière à deux heures du matin, le groupe de chinois qui se fait le plus beau repas du siècle ou ceux qui se font un steak qui pue jusqu'au bout de la rue.
On pourrait écrire un livre sur les auberges de jeunesses ( je veux dire, nous, backpackers ) car on en voit des trucs, du plus drôle au plus triste d'ailleurs.
Mais bref, on est seul mais pas tellement en fait. C'est une sensation tellement difficile à expliquer.
Depuis que je suis à Cairns, je n'ai jamais été aussi entourée en Australie. J'ai rencontré pleins de gens. Beaucoup d'hollandais, pas mal d'Anglais, des Australiens aussi, des allemands ( mais ça c'est normal en Australie ) et des japonais !
Je suis à Cairns. Mais je repars demain. Mais bref, je viens de passer une semaine à Carins. Une semaine de folie. Le week-end je suis allée à Kuranda, un village à quelques kilomètres d'ici ( kilomètres Australien hein, si vous voyez ce que je veux dire... ) et c'était super sympa : des markets de toute les couleurs, des mangues avec un goût de malade ( moi qui déteste ça normalement ... ), des belles cascades, un jolie forêt. Le soir, nous sommes sortis avec Clem au bar de l'auberge, Gilligans : WOW, c'était fou, j'avais pas danser comme ça depuis des siècles !
Le lendemain c'est avec un atroce mal de ventre que nous sommes allés faire une excursion à la barrière de corail. Ce n'est pas un mythe, la barrière de Corail est exceptionnelle. J'ai vu un requin ( si si ! ), trois tortues avec lesquelles j'ai nagé et je les ai touchées ainsi que trois belles raies et bien entendu des milliards de poisson, des nemos, des jellyfish et choses banales comme ça ( non je rigole encore une fois... )
Enfin, c'était une journée de malade, j'ai encore une fois bien pris le soleil. Ce jour là Clem est rentrée à Townsville et les allemands de ma chambre m'ont proposé d'aller dans la foret tropicale car ils louaient une voiture et avaient une place dispo. J'ai dis oui direct, c'était pas cher. Et après j'ai réfléchi : euh forêt tropicale dit ??????? ARAIGNÉES !
Ouais ça non plus c'est pas un mythe, les araignées sont partout. Si vous déviez votre oeil sur une autre partie que la route vous voyez ces choses pendantes dans les arbres. Pour une fille aussi phobique que moi, c'était assez hard au début. Même.... atroce !
Mais à vrai dire, on s'y fait. C'est dingue de dire ça mais notre cerveau à force de se dire : " ne pense pas à ce qui se trouve autour de toi, ne regarde pas autour de toi, ne dévie pas du chemin " devient habitué à la moindre forme de vie à huit pattes.
Le lendemain nous avons fait une marche de plus de cinq heures ou on a rencontré une allemande sympa sur le chemin, elle travaillait dans le bar du camping ( héhé ), et on est allé se baigné dans la piscine naturelle qui était assez beautiful ( je trouve que les mots en anglais sont plus appropriés.. )
Enfin. Après trois jours nous sommes retournés à Cairns et là il y a plus rien d'autre à dire car il n'y a pas grand chose à faire à Cairns à part : sortir ! :)
Bref, c'est mon compte vidé de toute part que je me rend encore une fois à Sydney, qui va entre nous, encore plus me ruiner.

J'espère que le résumé de mes dernières semaines était assez sympa. C'était court mais je n'ai pas tellement l'inspiration. Cela viendra surement de nouveau à Sydney. J'ESPÈRE !!!

À bientôt mes amis, demain j'aurais ma date de retour en France....AÏE.


dimanche 17 février 2013

18.01
Je me suis rendue compte que depuis que je suis jeune, l'idée du voyage et de " partir loin " était encré dans mon esprit. Et aujourd'hui, je me rends compte que voilà, je suis ici, à environ 15 000 kilomètres de chez moi. Ce pays dont je ne connaissais pas grand chose à pars les clichés des animaux dangereux, des surfeurs et de la chaleur.

Ici, même si parfois c'était très difficile, si parfois on en bave, parfois on doute de nos choix, eh bien le voyage est à la source de tout et que je souhaite à tout le monde de vivre cette experience. De faire une pause de temps en temps. Dans son travail, ses études, sa vie. Juste pour explorer.
C'était à Brisbane, j'avais lu dans mon guide lonely planet à propos d'un restaurant végétarien bon marché. Je m'y suis rendue, et j'ai tellement apprécié en mangeant que j'ai eu envie de partir en Inde et en Asie en général. C'est aussi le livre eat-pray-love qui m'a inspirée.

Aujourd'hui je pars à Airlie beach pour quinze heure de bus et hier j'ai eu l'occasion de faire du surf pour la première fois en Australie et c'était vraiment sympa !

samedi 9 février 2013

J'AI TROP À DIRE


Byron bay.
Comment dire ? J’adore cette ville ! Je ne sais pas si je serais capable de vivre ici mais tout à l’air tellement simple quand on regarde les gens. Ils vivent. Je viens de voir cette dame danser dans la rue comme si rien ni personne ne pouvait l’arrêter. Mais après tout c’est grâce à ce concert magnifique. Du flamenco. Le chanteur avait une voix exceptionnelle, un peu dans les tons de chants corses. Ça m’a émue, j’avais les larmes aux yeux et j’ai laissé environ 3 dollards. C’est rien comparé à leur talent mais pour un backpacker c’est énorme. Je me dis que je me prive du milk-shake que je voulais prendre après et ça me rassure.
Je suis en train de capter la wi-fi gratuite dans la rue. J’entend des sons d’instruments, de chants magnifiques, de la musique country, des paroles de français, des pots d’échappements et tout ça est un mélange qui fait que ce moment est unique. J’ai l’impression de vivre, ça me fait du bien. Et depuis quelque temps, oui, je peux enfin le dire : je me sens réellement heureuse et libre.
Parfois je veux rentrer à tout prix et d’autres fois je donnerais tout pour rester ici. Simplement parce que je m’imagine vivre dans ce pays.
Cette après midi j’ai vu un homme rentrer au supermarché avec sa petite fille en train de dormir dans ses bras, il était pieds nus, comme tout le monde ici. Et il avait l’air de ne se soucier de rien. Ça se voyait sur son visage. Je sais que pour des européens ça peut être dur à imaginer ce mode de vie. Avant d’arriver ici, je ne pensais pas que cette vie existait ailleurs que dans les films, sur internet, dans les bouquins…

Il y a tellement de détails que j’aimerais pouvoir capter avec mes yeux et me souvenir à tout jamais. Il y a tellement de choses que j’oublie tout simplement car je vois des choses magiques tous les jours. Il n’y a rien qui est banal, rien qui ne me surprend pas. Je rencontre des gens tous les jours, plus ou moins sympa, plus ou moins drôles mais je rencontre différentes cultures.

Il doit me rester à peu près deux mois en Australie. Ça me fait bizarre d’y penser, comment va se passer mon retour ? J’essaye de ne pas trop y penser car ça m’angoisse terriblement…

Parfois j’ai réellement envie de commencer un livre mais je n’ai absolument aucune idée de comment le commencer. 

Première impression


Where are you from ?
Je suis arrivée à Byron Bay. Je suis actuellement dans ma chambre d’auberge. Nous sommes censées être six filles dans la chambre et je suis toute seule. Ça me permet de me reposer un maximum. Demain je vais faire du kayak et voir les dauphins, ça me rend toute folle je ne sais pas trop quoi en penser.
Ce soir, après avoir fait les courses au supermarché, j’ai marché dans la rue pendant un bon moment. La température était parfaite et le soleil était en train de se coucher. Il y avait une atmosphère vraiment particulière dans l’air. Byron Bay ressemble vraiment à Fremantle tout compte fait. Cependant, c’est différent.
Ce soir, pour une des première fois depuis que je suis arrivée, je me suis sentie réellement en Australie. J’ai souris un peu bêtement en pensant à cette idée. Dès fois je me dis qu’il me faut absolument un repère. Disons par exemple quand quelqu’un vous demande ce qui vous a vraiment marqué dans votre voyage et que vous restez sans voix en pensant à tout et à rien. Toutes les images défilent dans votre tête et finalement vous ne savez pas quoi choisir.
J’ai vécu beaucoup de jours très HEUREUX en Australie, mais je crois que celui là est mon jour repère. Je ne sais pas pourquoi, je n’ai rien fait d’exceptionnel mais c’était l’ambiance de la ville qui m’a mis dans un état psychologique dingue.
Une sensation de vivre réellement s’est emparée de moi, je veux dire, même dans mon corps je l’ai senti. Une sorte d’alchimie qui fait que l’on ressent vraiment ce qui se passe.
Ou tous nos sens sont alors en action.
Ce soir, je me souviens, de ce coucher de soleil. Il y avait ces musiciens au bord de la plage, tentant d’attirer l’attention des passants. Ils étaient amateurs comme professionnels, des jeunes comme des plus âgés. Et tout le monde s’arrêtait. Pour écouter, pour prendre le temps.
Quelle philosophie l’Australie tente de mettre en œuvre ? Si on me posait la question, je pourrais répondre à coup sur que ce pays continent est un génie dans tout ce qui concerne le temps. Les Australiens ne courent pas. J’ai mon exemple aujourd’hui même. Alors qu’une voiture s’arrête pour laisser passer un piéton, le piéton fait signe à la voiture de continuer alors que la voiture était déjà arrêtée. J'ai trouvé ça fabuleux.
C’est d’ailleurs la première chose que j’ai remarqué en arrivant ici. Les gens marchent plus lentement dans la rue. Le rythme général est ralenti. Mais quelle bouffée d’air de ne pas se presser.
À Byron bay il y a aussi aussi une atmosphère musicale. C’est très important pour se sentir bien dans la rue que d’entendre des doux sons de guitare, d’harmonica ou de contrebasse, même de violon. Ça nous force à nous concentrer sur autre chose que nos problèmes. Ça nous aide à être positif. 

jeudi 7 février 2013

BYRON

I found free internet in Wicked travel so I take a little bit time to write. I'm sorry it will be in English, just because I want it.

I arrived in Byron Bay after almost 14 long hours in the bus. It wasn't that long finally because I slept for like five or six hours. However really really bad slept.
It left me a bit of time to think about everything and to be honest finally... to think about nothing.
I would like to find a work here but I'm afraid that they'll be too much backpackers.
Or may be in two or tree days or one week, I'll go to Brisbane and then up north. I have in mind that it will be a lot of money but after all I'll live it once in my life, probably.
Yesterday I talked with a french girl in the hostel and she was really nice, not like in Melbourne.
I was surprised by the way, that in Sydney, French people are more honest than anywhere else in Australia.
We talked about what bring us to Australia, and I was really amazed by her story. Probably because we all leave for the same reasons. The first reason was an escape. She spend already one year away from home in la reunion, and when she came back, she realized that she cannot live in France anymore.
She said that it was really hard to be in front of the reality when you come back home. I'm afraid of that, but I try to imagine a lot of things I can do, not to be bored about everything.
Yesterday in the bus, I watched hundred videos of ice skating that I had on my lap-top and I was sad because I really miss it.
I'll write something else later because I don't have that much inspiration, but it'll probably come in the day.

mercredi 6 février 2013

J'espère que vous êtes content que je ré-écrive :).
Je suis dans la cuisine. Ce soir je me suis cuisiné un bon petit plat de légume et ça m'a vraiment fait du bien. Au menu il y avait : Champignons, tomates, courgettes, mais, oignon avec fruit de la passion en dessert.
Aujourd'hui en me levant j'ai décidé que j'allais prendre une décision à propos de Byron Bay, alors je suis allée voir une agence de backpacker à côté de l'auberge et j'ai demandé si pour les tickets on devait les prendre directement à la gare et elle m'a répondu que non, je pouvais directement les prendre, maintenant, tout de suite. Alors j'sais pas, j'ai répondu que je les prenais directement.
J'ai payé 90 dollards, mais je peux aller jusqu'à Brisbane avec mon ticket donc c'est quand même raisonnable :).
Je voyage de nuit. C'est ce que m'a conseillé cette dame, car il y a 14 heures de route et que le jour on peut considérablement s'ennuyer, et que finalement il n'y a pas grand chose à voir ( d'après elle ). J'ai suivi son conseil. De plus, si on considère bien les faits, je ne paye pas une nuit en auberge étant donné que je la passe dans le bus.
J'ai regardé sur gumtree tout à l'heure pour voir si je pourrais regretter quelqu'un avec qui j'aurais pu partir, mais rien de tout cela. Je crois que de toute façon, ce n'est pas l'heure des regrets.  C'est un nouveau départ, il faut que je me vide l'esprit et que je reparte d'un nouveau pied.
Peut-être que mon article du dessous était à la limite de la dépression, mais finalement pas du tout. C'est juste que je me pose des questions et que même si je dis les choses avec beaucoup de sincérité, parfois les mots n'arrivent pas à décrire exactement ce que je ressens. Donc ne prenez pas tout au pied de la lettre.
J'ai vraiment hâte de continuer mon voyage and to be honest j'aimerais vraiment trouver un travail car cela va s'avérer très dur sans. Je pense que si je ne trouve pas de travail à Byron Bay, je partirais, continuerais à voyager un peu et rentrer en France.
Tout à l'heure, j'étais au bord de la fenêtre de ma chambre. Température idyllique. Je me suis imaginée regardant par la fenêtre avec un gros manteau à la maison et je ne sais pas si je suis prête à ça tout de suite. Surtout étant donné les température qui avoisinent le 0 en permanence.
C'est rigolo, j'ai trouvé un livre en allemand l'autre jour à l'auberge et je l'ai pris car ça doit être un voyageur qui l'avait laissé, c'est très courant en auberge.
C'est à propos d'un voyage de deux soeurs jumelles en Australie. Et c'est très bien écrit, avec beaucoup d'humour. Elles avaient 19 ans quand elles ont fait ça, donc ça me permet de m'identifier un peu mieux aux situations qu'elles rencontrent. Parfois je vois des mots, je sais que je les connais mais je n'arrive pas à mettre une définition dessus. Ça m'agace d'avoir un peu perdu l'allemand. J'ose même plus parler allemand par honte de placer des mots anglais dans toutes les phrases.

C'est marrant les gens dans les auberges, avec qui on peut parler pendant des heures et avec qui, dans quelques années, voir quelques jours, on aura plus aucun contact. On partage juste un petit moments de nos vies. Un croisement dans le hasard des jours.

J'avais envie d'écrire un truc long bourré de sens, mais finalement ce que j'écris n'est qu'une description sans âme de ma journée. D'habitude j'aime avoir plus de poigne. Parler avec sincérité et que ça sorte de mes poumons, de mon coeur.
C'est pour ça que j'aime pas les descriptions, j'aime pas les définitions de mots. Je préfère vivre les mots et les expliquer avec les sensations.

Byron Bay, nouveau départ. C'est parti. Je crois qu'il ne faut juste pas s'attarder mais plutôt se lancer dans le vide. Comme se jeter d'un pont à l'envers et ne pas réellement savoir ce qu'il y a derrière. Quelqu'un qui nous sauve, une barrière ou... le vide ?

Je sais que je vais encore ressentir ce stress des départs. Avant de prendre le bus, je vais me poser mille fois la question de " est ce que je vais le louper ".
Et quand je serais dedans, toutes les questions se seront évaporées.