“ It's strange how a song without
lyrics can speak so much more powerfully and eloquently than one with words.
Personally, I think everyone can connect with this song because we are all
lost, just in different ways. I think that the first step in getting back on
the right track is taking a second to apologize_ - to yourself and to those
around you - because that shows that you acknowledge the status quo and that
therefore, you are willing to change it. “
http://www.youtube.com/watch?v=Inh_8brOWqQ
Commentaire de cette video, que j’ai trouvé très beau.
Commentaire de cette video, que j’ai trouvé très beau.
Parfois je pense aux mots et à la
force qu’ils possèdent et d’autres fois je me dit que parfois la musique sait
exprimer tellement de sentiments que les mots sont incapables de décrire. J’ai
été perdue ces derniers temps. Par rapport à ce que je desirais vraiment dans
la vie, un mélange extremement douloureux des questions que je me posais depuis
le début de ce voyage, c’est à dire : pourquoi suis-je partie, est-ce pour fuir
quelque chose ? Ma culture, mon pays, mes origines ? Qui suis-je devant ce monde inconnu, que m’apprend la vie ?
Un regroupement de beaucoup de questions qui ont boulversé mes pensées. Ces
derniers jours j’ai pensé à mon confort, au fait d’avoir une maison, une
routine, des vrais amis, des rues que l’on connaît par Coeur, kinou, notre
propre language. Et ça m’a fait très mal de penser à tout cela car ici je ne
suis qu’une passante, je ne suis pas dans mon propre pays.
J’ai appris énormement de choses et
je regrette parfois des mots que j’ai prononcé quelques années en arrière
concernant ma ville et mon pays. Par exemple le fait que je pouvais trouver une
meilleure vie ailleurs, que je n’avais besoin de personne, que je m’en
sortirais toute seule et me ferait beaucoup de nouveaux amis. C’est le cas
jusqu’à maintenant. Mais tout cela n’est que provisoire, ce n’est rien de concret
à long terme. Le long terme ici je le trouve dans ce que j’apprend, dans ce que
la vie m’apprend. C’est une grosse claque dans la figure de s’apercevoir que
j’avais tord. J’étais sur la plage mardi dernier, je regardais la mer. Je me
suis rendue compte que je n’avais jamais été aussi perdue à propos de ma propre
vie.
Vous savez, quand vous partez à
l’autre bout du monde, vous croyez que tous vos espoirs et rêves vous sont
permis, vous ne voyez jamais la mauvaise face, les circonstances, l’imprévu. Vous
ne pensez meme plus à l’argent qui va vous permettre de vous loger, de l’argent
qui va vous permettre de vous nourrir correctement. Vous pensez uniquement à la
route, à la fête. Une vie sans limite ou vous vous croyez tout permis.
Ça fait tellement mal de s’apercevoir
que nos plans ont été boulversés par nos propres envies. Des envies de rentrer
et de faire un calin à ceux que l’on aime, de prendre le bus qui va nous
emmener à un endroit précis, d’aller à H&M, decathlon juste pour trouver ce
que l’on cherche et ne pas faire le tour de la ville pour finalement ne pas
trouver ce que l’on desire.
J’ai grandis dans ma tête comme
jamais auparavant.
Maintenant je sais que la maison est
là ou mes amis et mes parents sont. Que la distance est atroce lorsque l’on se
sent démunis de tout, que le décalage horaire est trop puissant pour pouvoir
juste entendre la voix de la personne qui sait nous conseiller sur nos propres
avis.
Je suis une personne comme cela. J’ai
beaucoup de mal à prendre une decision par moi meme. Ne serait-ce que pour
faire le choix entre deux sandwichs qui ont l’air tous les deux bons. J’hésite
toujours car je crois que j’ai trop de peurs de regrets en moi. Est ce un
manque de confiance en moi ? Certains diront que oui, moi je pense que non.
C’est juste une extreme prudence
envers ma conscience.
Le plus du est d’imaginer
son propre retour.
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