samedi 2 février 2013


“ It's strange how a song without lyrics can speak so much more powerfully and eloquently than one with words. Personally, I think everyone can connect with this song because we are all lost, just in different ways. I think that the first step in getting back on the right track is taking a second to apologize_ - to yourself and to those around you - because that shows that you acknowledge the status quo and that therefore, you are willing to change it. “
http://www.youtube.com/watch?v=Inh_8brOWqQ

Commentaire de cette video, que j’ai trouvé très beau.
Parfois je pense aux mots et à la force qu’ils possèdent et d’autres fois je me dit que parfois la musique sait exprimer tellement de sentiments que les mots sont incapables de décrire. J’ai été perdue ces derniers temps. Par rapport à ce que je desirais vraiment dans la vie, un mélange extremement douloureux des questions que je me posais depuis le début de ce voyage, c’est à dire : pourquoi suis-je partie, est-ce pour fuir quelque chose ? Ma culture, mon pays, mes origines ?  Qui suis-je devant ce monde inconnu, que m’apprend la vie ? Un regroupement de beaucoup de questions qui ont boulversé mes pensées. Ces derniers jours j’ai pensé à mon confort, au fait d’avoir une maison, une routine, des vrais amis, des rues que l’on connaît par Coeur, kinou, notre propre language. Et ça m’a fait très mal de penser à tout cela car ici je ne suis qu’une passante, je ne suis pas dans mon propre pays.
J’ai appris énormement de choses et je regrette parfois des mots que j’ai prononcé quelques années en arrière concernant ma ville et mon pays. Par exemple le fait que je pouvais trouver une meilleure vie ailleurs, que je n’avais besoin de personne, que je m’en sortirais toute seule et me ferait beaucoup de nouveaux amis. C’est le cas jusqu’à maintenant. Mais tout cela n’est que provisoire, ce n’est rien de concret à long terme. Le long terme ici je le trouve dans ce que j’apprend, dans ce que la vie m’apprend. C’est une grosse claque dans la figure de s’apercevoir que j’avais tord. J’étais sur la plage mardi dernier, je regardais la mer. Je me suis rendue compte que je n’avais jamais été aussi perdue à propos de ma propre vie.
Vous savez, quand vous partez à l’autre bout du monde, vous croyez que tous vos espoirs et rêves vous sont permis, vous ne voyez jamais la mauvaise face, les circonstances, l’imprévu. Vous ne pensez meme plus à l’argent qui va vous permettre de vous loger, de l’argent qui va vous permettre de vous nourrir correctement. Vous pensez uniquement à la route, à la fête. Une vie sans limite ou vous vous croyez tout permis.
Ça fait tellement mal de s’apercevoir que nos plans ont été boulversés par nos propres envies. Des envies de rentrer et de faire un calin à ceux que l’on aime, de prendre le bus qui va nous emmener à un endroit précis, d’aller à H&M, decathlon juste pour trouver ce que l’on cherche et ne pas faire le tour de la ville pour finalement ne pas trouver ce que l’on desire.
J’ai grandis dans ma tête comme jamais auparavant.
Maintenant je sais que la maison est là ou mes amis et mes parents sont. Que la distance est atroce lorsque l’on se sent démunis de tout, que le décalage horaire est trop puissant pour pouvoir juste entendre la voix de la personne qui sait nous conseiller sur nos propres avis.
Je suis une personne comme cela. J’ai beaucoup de mal à prendre une decision par moi meme. Ne serait-ce que pour faire le choix entre deux sandwichs qui ont l’air tous les deux bons. J’hésite toujours car je crois que j’ai trop de peurs de regrets en moi. Est ce un manque de confiance en moi ? Certains diront que oui, moi je pense que non.
C’est juste une extreme prudence envers ma conscience.
Le plus du est d’imaginer son propre retour.

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